THÈSES SOUTENUES
|
Xavier Sido Les mathématiques dans l'enseignement professionnel : 1945-1985.
Co-direction R. d’Enfert (GHDSO-IFE) – J. Lebeaume (STEF- ENS Cachan), soutenue 2012 argaiv1185
Cette thèse a pour sujet l'évolution du rôle des mathématiques dans l'enseignement professionnel (mission d’ouverture culturelle versus mission de service pour l'apprentissage du métier...) et les conséquences de cette évolution sur leur mise sous forme scolaire.
Il s’agit d’identifier l’évolution de ces missions dévolues par les différents acteurs de cette branche de l’éducation - l’état, le patronat et les syndicats -, d’étudier ensuite les moyens de leur mise place (horaires, savoirs, formations des enseignants...) et enfin d’analyse ce que cela modifie au niveau des mathématiques enseignées : la mise sous forme scolaire va-t-elle aboutir à une « nouvelle » discipline scolaire, les « mathématiques professionnelles » ?
Xavier Sido a été partie prenante de l’ANR Rédiscol dont le GHDSO est porteur. |
|
Norbert Verdier « Joseph Liouville (1809-1882), son journal (1836-1874) et la presse de son temps : une entreprise éditoriale au service des mathématiques ».
Direction H. Gispert – EST, soutenue le 25 juin 2009
Cette thèse porte sur l’étude du premier journal de recherche mathématique en France, le Journal des mathématiques pures et appliquées lancé par Liouville en 1836. Elle se propose - à partir d’un corpus en partie inédit - de cerner le contexte éditorial entourant l’éclosion de ce journal et d’étudier son insertion dans la presse mathématique française et européenne. A cette fin, Norbert Verdier a développé des analyses concernant les réseaux d’auteurs, leurs productions et leurs différentes stratégies de publication dans une presse mathématique qui ne cesse de s’étoffer au cours du XIXe siècle. (Voir communications internationales et nationales Verdier 2007, 2006 et 2005 et publications [Gérini & Verdier 2006 et 2007] ) |
Juliette Leloup « Les dynamiques de recherches mathématiques en France dans l’entre-deux-guerres à partir de l’étude des thèses mathématiques soutenues en France».
Co-direction H. Gispert – EST & C. Goldstein – Paris 6, soutenue le 17 juin 2009
L’entre-deux-guerres est une période des mathématiques en France qui ne devient, que depuis peu, un objet d’études pour les historiens des mathématiques et n’a été principalement décrite jusqu’ici qu’à travers des récits, surtout autobiographiques, de quelques unes des plus célèbres figures de l’après guerre. A partir de l’étude quantitative et qualitative des sujets, des patrons, des jurys, des rapports de thèses pour un corpus de plus de 200 thèses de sciences mathématiques soutenues en France entre 1914 et 1945, Juliette Leloup analyse les dynamiques de la recherche sur la scène mathématique française, établissant des aspects jusqu’ici méconnus ou négligés de ses acteurs, ses institutions, ses divers fronts de recherche. (voir communications Leloup 2007 et publication acceptée [Gispert & Leloup 2008). |
Frédéric Foucaud La presse de vulgarisation en contexte : l'information sur l'énergie dans Science & Vie entre 1965 et 1995
Direction : Paul Brouzeng, soutenue en 2007
Les analyses de l'écriture de la vulgarisation dans la presse se sont le plus souvent focalisées sur la part scientifique et technique des textes et des images, aux dépens de la part générale. Préposée à la fois à l'éducation informelle et à la diffusion de l'information spécialisée, la presse-magazine de vulgarisation se conçoit aussi comme une empreinte d'un art d'aide à la mémoire. La reconnaissance du rôle de la créativité dans l'écriture journalistique de la science et l'hypothèse de l'esthétique de l'information permettent de questionner l'incidence du contexte symbolique sur la revue Science & Vie, à travers des articles sur l'énergie entre 1965 et 1995. Contextes proche et étendu sont perçus par le biais d'analogies. Une analyse thématique articulant approches linéaire et systémique met en évidence une réponse diversifiée de la revue à l'air du temps. Les résonances du sens suggérées à cette occasion soulignent la latence d'une imagerie collective impliquée dans la psychologie générale en arrière-scène de l'information scientifique et technique. |
|
|
|
|
|